Gros plan sur la photo ardennaise

Publié le mercredi 06 juillet 2011 à 08H46 - Vu 4 fois

Michel Copie, photographe des Archives, a eu grand plaisir à rechercher dans les différents fonds photographiques.

Michel Copie, photographe des Archives, a eu grand plaisir à rechercher dans les différents fonds photographiques.


CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Les Archives départementales présentent tout l'été (et jusqu'au 9 septembre) une expo sur la photographie dans les Ardennes de 1950-2000. Zoom sur le matériel, les productions et la technique du huitième art ardennais.

 

UNE histoire technique mais aussi sociologique de la photographie dans les Ardennes. Tout l'été, les Archives départementales retracent l'histoire du huitième art dans une exposition intitulée « Quand j'étais photographe dans les Ardennes… (1950-2000) ».
Photographies insolites, matériel professionnel et amateur, procédure technique, mise en scène pleine d'humour de la chambre noire… c'est une belle sélection d'objets et images s'adressant aux passionnés comme aux curieux les plus novices qui est proposée.
Il faut dire que les Archives possèdent une somme de documents impressionnante : des milliers de négatifs, des plaques de verre, 18.000 photographies prises entre 1950 et 2000. Des ressources qui ont été enrichies de nouveaux fonds, ceux de Jean-Claude Mahy, Moiny et René Robinet qui ont récemment été donnés. Tout un patrimoine à valoriser.
C'est Michel Copie qui a reçu la mission de trier, scanner et nettoyer les négatifs. Une tâche de longue haleine pour le photographe des Archives qui a eu aussi loisir de farfouiller parmi les clichés des différents photographes carolo et ardennais qui sont présentés.
Plusieurs clichés ont été réunis selon des thématiques bien locales. Politique tout d'abord, avec des clichés du fonds Arsène illustrant le défilé de manifestants en mai 68 dans les rues de Charleville-Mézières, la révolte des Algériens ou encore la marche des antinucléaires en 1980.
Industrie, vie rurale, festivités… autant de scènes de vie qui ont inspiré les photographes. Une collection qui sera par ailleurs complétée dans la galerie du Métropolis dès ce vendredi, par une sélection de photographies représentant la douceur de vivre ardennaise.

 

 

Michel Copie, photographe des Archives, a eu grand plaisir à rechercher dans les différents fonds photographiques.

Chambre photo, sur le terrain comme en studio, elle a fait merveille.



« Le travail d'une vie »

Deux expos qui se complètent, avec un plus côté Archives, celui de décrire toute l'évolution du matériel amateur et professionnel.
Ainsi, les visiteurs pourront admirer l'imposante chambre utilisée dans le studio jusque des années 1950. Remis à neuf lors de la fête paysanne d'Evigny l'année dernière, l'appareil est le symbole même de la photographie pro en studio. C'est tout un pan de l'histoire ardennaise de la photo qui est sous vitrine.
Mais il reste tant à dire. En effet, les Archives ont également filmé des photographes professionnels durant leur activité. L'objectif ? En faire un DVD, une projection, rien n'est fixé.
De même, la directrice des Archives, Violette Rouchy-Lévy aimerait valoriser par le biais d'un livre l'immense fonds photo du service du département : « C'est un projet, pourquoi pas… Maintenant, ça ne dépend pas que de nous, c'est aussi une question de moyens […] Mais c'est vrai que nous possédons aussi plein de choses sur les débuts de la photo ardennais fin XIXe siècle, avec des plaques de verre inexploitées ».
Reste que la principale tâche du service en matière photographique demeure la numérisation des données (plaques, négatifs…). Comme le dit Michel Copie : « Le travail d'une vie ».

 

Michel Copie, photographe des Archives, a eu grand plaisir à rechercher dans les différents fonds photographiques.

 



M.T.

« Quand j'étais photographe dans les Ardennes (1950-2000) », exposition présentée aux Archives départementales, 10 rue de la Porte-de-Bourgogne. Entrée libre du lundi au vendredi de 9 à 17 heures sauf le mardi de 13 à 17 heures. Sélection de photographies du 8 juillet au 8 septembre au Metropolis, 6 rue de Longueville.